Strike devient totalement dynamique

Book with words Copyright Law and glasses.En réponse aux mesures de répression mis en place par la DMCA (Digital Millennium Copyright Act), le site de Torrent Strike a décidé de ne plus stocker de données : ni torrents, ni magnets, ni catégories ou indexation.

Le site est devenu totalement dynamique, désormais il ne fait que récupérer les données demandées par les utilisateurs. Des changements radicaux, mais sont-ils suffisants ?

Strike est un nouveau site de torrent avec une approche tout à fait innovante. Strike accède non seulement à tous les torrents des trackers Bittorrent publiques mais aussi Distributed Hash Table (DHT), ce qui est une première mondiale dans le monde du Torrent. Mais durant ces dernières semaines, Strike s’est fait attaquer de tous les côtés.

« Le premier problème majeur était une attaque DDOS, je ne suis toujours pas sûr de qui et pourquoi ils l’ont fait, mais avec 300 gb/s, ils ont pris la moitié de mes serveurs hors lignes, certains sont encore hors tension et ne seront probablement plus fonctionnels, car mon fournisseur refuse de traiter ce genre de problème » déclarait Andrew Sampson, propriétaire du site. Ce n’était que le début des ennuis pour Strike.

Les associations des droits d’auteur ont rapidement réagi en contactant non seulement Andrew Sampson mais aussi Cloudfare et l’hébergeur du site, se plaignant que Strike porte atteint à leurs droits d’auteur. Face aux menaces de la DMCA, l’hébergeur allemand du site, Hetzner, a finalement cédé et a stoppé son accord avec Strike.

Sampson explique aussi que la majorité des plaintes contre son site viennent de de la société international anti-piratage, Entura. Les explications de Sampson sur le fonctionnement de son site, qui n’héberge aucun contenu, n’ont pas suffi à convaincre Entura.

Face à toute cette adversité, Andrew Sampson et son site Strike ont pris un peu de recul, il n’est plus question de stocker la moindre donnée sur les serveurs de Strike, maintenant Strike opère uniquement sur demande.

Lorsqu’un utilisateur effectue une recherche sur le site, les résultats sont obtenus à partir des sources habituelles puis sont affichés dans la fenêtre du navigateur.

A la fermeture du navigateur, toutes les données sont effacées, par conséquent, plus aucune trace repérable pour les sociétés anti-piratage. Reste à savoir si tout cela sera suffisant pour calmer Entura qui a déjà partagé un communiqué qui stipulait que les responsabilités de Sampson vont au-delà des conformités légales.

Actuellement les choses restent encore très compliquées pour Andrew Sampson qui doit jongler entre les hébergeurs pour son site.

Malgré beaucoup d’ingéniosité et de ténacité, la vie des sites de téléchargement reste un long chemin de croix semé de « bug ».

Pour continuer à subsister beaucoup se tournent maintenant vers les solutions VPN comme Hidemyass, NordVPN, VyprVPN. Ceux-ci offrent aux utilisateurs une sécurité accrue et même dans certains cas une vitesse de connexion supérieur à la normale.