Torrent9, CpasBien, Isohunt et Extratorrent bloqués par l’industrie musicale

Hand stop shown by businessman.Une décision de justice concernant des trackers torrent très populaires dans l’Hexagone vient tout juste d’être rendue.

Le blocage de l’accès à Torrent9, CpasBien, Isohunt et Extratorrent a été décidé le 2 novembre dernier.

Décision qui a finalement été rendue publique il y a peu, le 20 décembre.

Il a ainsi été ordonné aux FAI de bloquer à leurs frais l’accès à ces sites. Tous n’étaient pas vraiment satisfaits par une telle décision.

L’industrie musicale française met la pression et obtient le blocage de Torrent9 et autres

Pour justifier sa demande de blocage, la société civile des producteurs phonographiques (SCCP) a dû mener son enquête. Résultat, selon elle sur le TOP50 des morceaux les plus écoutés sur ExtraTorrent, 35 morceaux leur appartiennent.

Autrement dit 70 %. Sur le site Torrent9, ce chiffre monte à 78 %. Cet argument a été jugé suffisamment probant pour que la justice accède à la demande de blocage.

Le tribunal de grande instance (TGI) a ainsi déclaré :

« les opérateurs (les sites) ont permis aux internautes de télécharger des œuvres litigieuses ». Autrement dit Torrent9 et les autres ont donné accès aux internautes à des œuvres protégées par le droit d’auteur de manière illégale, sans autorisation.

Le blocage d’un site représente un coût pour les FAI. En réalité, ces frais supplémentaires sont vraiment minimes de 25 à 45 € par site suivant les opérateurs.

Seul un fournisseur d’accès s’est opposé à cette décision. Pour l’opérateur le blocage d’un URL ne sert absolument à rien. En effet, selon l’entreprise des méthodes de contournement comme l’utilisation d’un VPN comme Hidemyass, NordVPN ou VyprVPN existent. Ces solutions sont extrêmement faciles à utiliser.

Face à cette remarque, le TGI a répondu. Selon l’instance judiciaire s’il est vrai que des mesures de contournement peuvent être mises en place et utilisées par une partie des internautes, il n’est nullement démontré que ces techniques seront utilisées par des personnes attachées à la gratuité de la toile.

De plus rien de prouve non plus que les internautes souhaiten participer à une piraterie avérée, mondialisée et à grande échelle.

Enfin, toujours d’après la justice, de telles mesures visent la majorité des utilisateurs ceux qui n’ont pas forcément le temps ni l’envie ni la compétence pour utiliser des techniques de contournement que certaines personnes plus spécialisées (mais moins nombreuses) conservent en mémoire.

Si on lit entre les lignes, amis pirates, la justice vous prend pour des bobos !

De toutes manières Torrent9 et les autres sites concernés par cette interdiction ont d’ores et déjà déménagés. Les noms de domaines et ceux des sites miroirs ont en effet déjà été remplacés.

Or pour actualiser la liste des sites en question, la SCCP devra se présenter de nouveau devant la justice ! Autrement dit de l’eau va couler sous les ponts…